A quoi sert lâart ? » Propositions des participants Ă la discussion : Lâart sert Ă sâĂ©merveiller, Ă exprimer ses sentiments, Ă Ă©couter ce que l'artiste nous dit; Lâart est une marque dans le temps; Lâart sert Ă connaĂźtre le passĂ©; Lâart est une crĂ©ation qui exprime quelque chose de la vie, Il y a d'autres arts : art de
Ila briÚvement servi de mentor à Luke dans Street Fighter 5, nous nous attendons donc à ce que ces personnages interagissent à nouveau maintenant que Luke a poursuivi sa nouvelle carriÚre. Juri Juri revient dans Street Fighter 6, portant son costume de Super Street Fighter IV. Il semble que le style de combat de Juri ait été amélioré, maintenant elle peut tirer
Alorson a pour lâhabitude de dire que : Lâart est inutile, la crĂ©ation artistique pure ne sert Ă rien en pratique, elle est mise Ă lâĂ©cart des rapports utilitaires habituels. Ăa câest selon Hannah Arendt. En tout cas câest du moins comme ça quâon nous le prĂ©sente en cours de Terminale. Une Ćuvre dâart ne nourrira jamais personne, mais il stimule nĂ©anmoins lâintellect
Fast Money. Chapitres I Le projet artistique s'inscrit dans un travail de la conscience sur elle-mĂȘme II Comprendre n'est pas expliquer III L'artiste ne donne pas Ă comprendre il rend visible » Paul Klee Lâartiste donne-t-il quelque chose Ă comprendre ? L'artiste fait Ă©videmment Ă©prouver, ressentir mais on ne comprend pas bien en quel sens il donnerait Ă comprendre. Qu'y aurait-il Ă comprendre en Ă©coutant un symphonie de Mozart ou en contemplant un carrĂ© blanc sur fond blanc de MalĂ©vitch ? Et si c'Ă©tait le cas ce serait donner Ă comprendre quelque chose que les autres savoir ou activitĂ© humaines ne donnent pas. Pourtant on pouvait observer la richesse du verbe comprendre qui se distingue d'expliquer mais signifie aussi englober, relier, prendre en soi. Il s'agit donc de penser l'intention et la rĂ©ussite des l'entreprise artistique selon cette modalitĂ© d'un lien entre le spectateur et lui, entre ses Ćuvres et le monde, entre les hommes eux-mĂȘmes. I Le projet artistique s'inscrit dans un travail de la conscience sur elle-mĂȘme Hegel reprend cette gĂ©nĂ©alogie de la conscience et Ă©voque lâimage dâun enfant qui sâamuse Ă jeter des cailloux dans un fleuve et admire les cercles qui se dessinent Ă la surface de lâeau. A la question de savoir pourquoi lâenfant tire autant de plaisir de cette activitĂ© apparemment insignifiante, Hegel rĂ©pond qu'elle constitue le commencement mĂȘme de l'humanitĂ© par la contemplation Ă l'extĂ©rieur de lui de sa propre conscience, de sa propre vie intĂ©rieure. La conscience de soi consiste ainsi Ă se de dĂ©doubler et Ă imprimer sa marque sur le monde pour s'y reconnaĂźtre. Mais il va plus loin en concluant Ce besoin passe par les manifestations les plus variĂ©es et les figures les plus diverses avant dâaboutir Ă ce mode de production de soi-mĂȘme dans les choses extĂ©rieures tel quâil se manifeste dans lâĆuvre dâart ». C'est pourquoi l'artiste doit ĂȘtre pensĂ© comme celui qui produit par le travail de sa conscience crĂ©atrice une image singuliĂšre et inouĂŻe de lui-mĂȘme, qu'il tend Ă la sociĂ©tĂ© qui peut ou pas s'y reconnaĂźtre. D'oĂč ce pouvoir extraordinaire de l'art qu'il dĂ©crit dans l'EsthĂ©tique "Ăveiller lâĂąme tel est, dit-on, le but final de lâart, tel est lâeffet quâil doit chercher Ă obtenir. Câest de cela que nous avons Ă nous occuper en premier lieu. En envisageant le but final de lâart sous ce dernier aspect, en nous demandant notamment quelle est lâaction quâil doit exercer, quâil peut exercer et quâil exerce effectivement, nous constatons aussitĂŽt que le contenu de lâart comprend tout le contenu de lâĂąme et de lâesprit, que son but consiste Ă rĂ©vĂ©ler Ă lâĂąme tout ce quâelle recĂšle dâessentiel, de grand, de sublime, de respectable et de vrai. Il nous procure, dâune part, lâexpĂ©rience de la vie rĂ©elle, nous transporte dans des situations que notre expĂ©rience personnelle ne nous fait pas, et ne nous fera peut-ĂȘtre jamais connaĂźtre les expĂ©riences des personnes quâil reprĂ©sente, et, grĂące Ă la part que nous prenons Ă ce qui arrive Ă ces personnes, nous devenons capables de ressentir plus profondĂ©ment ce qui se passe en nous-mĂȘmes. Dâune façon gĂ©nĂ©rale, le but de lâart consiste Ă rendre accessible Ă lâintuition ce qui existe dans lâesprit humain, la vĂ©ritĂ© que lâhomme abrite dans son esprit, ce qui remue la poitrine humaine et agite lâesprit humain. Câest ce que lâart a pour tĂąche de reprĂ©senter, et il le fait au moyen de lâapparence qui, comme telle, nous est indiffĂ©rente, dĂšs lâinstant oĂč elle sert Ă Ă©veiller en nous le sentiment et la conscience de quelque chose de plus Ă©levĂ©. Câest ainsi que lâart renseigne sur lâhumain, Ă©veille des sentiments endormis, nous met en prĂ©sence des vrais intĂ©rĂȘts de lâesprit. Nous voyons ainsi que lâart agit en remuant, dans leur profondeur, leur richesse et leur variĂ©tĂ©, tous les sentiments qui sâagitent dans lâĂąme humaine, et en intĂ©grant dans le champ de notre expĂ©rience ce qui se pas se dans les rĂ©gions intimes de cette Ăąme. Rien de ce qui est humain ne mâest Ă©tranger » telle est la devise quâon peut appliquer Ă lâart." OĂč trouver un cours philo ? 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Expliquer, c'est mettre en Ă©vidence un lien objectif qui unit un phĂ©nomĂšne au processus qui en est la cause. C'est ainsi Ă©noncer la loi qui prĂ©side Ă sa production. Comprendre c'est Ă©tymologiquement prendre ensemble, dans une opĂ©ration de synthĂšse, en ramenant Ă l'unitĂ© d'un sens, d'une intention, d'un projet ; c'est unifier en pensĂ©e un acte ou une parole en les rapportant Ă leur raison d'ĂȘtre effectuĂ© ou dite. C'est pourquoi lâĆuvre d'art devra ĂȘtre interprĂ©tĂ©e L'artiste vise donc Ă unifier les choses, Ă revenir Ă cette sympathie, cette unitĂ© fondamentale du monde, par delĂ les distinction intellectuelle, logique, utilitaires. Merleau-Ponty a Ă©tudiĂ©, ou plutĂŽt dĂ©crit cette entreprise du peintre, en lâoccurrence CĂ©zanne, qui cherche Ă atteindre ce moment oĂč le sentir est cette communication vitale avec le monde qui nous le rend prĂ©sent comme lieu familier de notre vieâ, qui cherche Ă saisir comment le monde nous touche. On pouvait penser aussi Ă la puissance unificatrice des synesthĂ©sie de Baudelaire que reprend Rimbaud Je me flattai dâinventer un verbe poĂ©tique accessible, un jour ou lâautre, Ă tous les sens » Alchimie du Verbe III L'artiste ne donne pas Ă comprendre il rend visible » Paul Klee Il faut envisager l'entreprise titanesque et promĂ©thĂ©enne de l'artiste comme celle d'une recrĂ©ation du monde. L'effort de lâartiste consiste Ă enrichir notre rapport au monde, notre perception, notre sensibilitĂ© afin de nous dĂ©livrer du rapport logique, utilitaire et distinctif qui nous anime et qui simplifie toute choses. Face Ă âla science manipule les choses et renonce Ă les habiterâ Merleau-Ponty l'artiste est celui qui nous invite Ă habiter pleinement le monde. Platon est extrĂȘmement visionnaire dans la RĂ©publique en affirmant que lâartisan a un savoir faire dont ne dispose pas lâartiste parce quâeffectivement le crĂ©ateur nâest pas fondamentalement quelquâun qui fait mais quelquâun qui montre, qui donne Ă voir. En cela il nâapporte rien de substantiel, de palpable. Mais câest justement pour cette raison que lâart est une activitĂ© indispensable de lâhomme. Lâart est lâune des façons que lâesprit a de se saisir lui-mĂȘme dans une forme sensible, extĂ©rieure Ă lui et libĂ©rĂ© des contraintes de l'existence ordinaire. Mais ce faisant les Ćuvres d'art transforment ceux qui les contemplent. Alain conclut ainsi Je ne dirai pas seulement que ce sont les gĂ©nies enchanteurs qui nous dĂ©livrent de l'ennui; je dirai qu'ils nous font nous-mĂȘmes poĂštes et peintres ». Et c'est en cela que rĂ©side la vĂ©ritĂ© de l'art. La plateforme qui connecte profs particuliers et Ă©lĂšves Vous avez aimĂ© cet article ? Notez-le ! 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A quoi vise l'art, sinon Ă nous montrer, dans la nature et dans l'esprit, hors de nous et en nous, des choses qui ne frappaient pas explicitement nos sens et notre conscience? Le poĂšte et le romancier qui expriment un Ă©tat d'Ăąme ne le crĂ©ent certes pas de toutes piĂšces ; ils ne seraient pas compris de nous si nous n'observions pas en nous, jusqu'Ă un certain point, ce qu'ils nous disent d'autrui. Au fur et Ă mesure qu'ils nous parlent, des nuances d'Ă©motion et de pensĂ©e nous apparaissent qui pouvaient ĂȘtre reprĂ©sentĂ©es en nous depuis longtemps mais qui demeuraient invisibles telle l'image photographique qui n'a pas encore Ă©tĂ© plongĂ©e dans le bain oĂč elle se rĂ©vĂ©lera. Le poĂšte est ce rĂ©vĂ©lateur. [...] Remarquons que l'artiste a toujours passĂ© pour un idĂ©aliste ». On entend par lĂ qu'il est moins prĂ©occupĂ© que nous du cĂŽtĂ© positif et matĂ©riel de la vie. C'est, au sens propre du mot, un distrait ». Pourquoi, Ă©tant plus dĂ©tachĂ© de la rĂ©alitĂ©, arrive-t-il Ă y voir plus de choses? On ne le comprendrait pas, si la vision que nous avons ordinairement des objets extĂ©rieurs et de nous-mĂȘmes n'Ă©tait une vision que notre attachement Ă la rĂ©alitĂ©, notre besoin de vivre et d'agir, nous a amenĂ©s Ă rĂ©trĂ©cir et Ă vider. De fait, il serait aisĂ© de montrer que, plus nous sommes prĂ©occupĂ©s de vivre, moins nous sommes enclins Ă contempler, et que les nĂ©cessitĂ©s de l'action tendent Ă limiter le champ de la vision. Henri Bergson. La pensĂ©e et le mouvant, 1938. PUF, Quadrige1990. Ă 151. ThĂšme L'art. La perception. Question Quelle est la finalitĂ© de l'art ? Vise-t-il seulement Ă exprimer un Ă©tat Ă©motionnel, une psychologie individuelle avec sa particularitĂ© et son arbitraire comme semble le croire la vulgate dĂ©posĂ©e dans les copies d'Ă©lĂšves ? Avec cette question, Bergson nous invite Ă interroger l'essence de l'art et Ă affronter la question au niveau qui est celui du grand art. Exit la miĂšvrerie psychologisante ; la grande affaire des artistes n'est pas le divan du psychanalyste et son horizon Ă©gotiste, c'est le rĂ©el tel qu'il s'offre Ă une libertĂ© qui s'en empare et en interroge l'ĂȘtre. A quoi vise donc l'activitĂ© artistique ? ThĂšse Ă nous montrer, dans la nature et dans l'esprit, hors de nous et en nous, des choses qui ne frappaient pas explicitement nos sens et notre conscience » rĂ©pond Bergson. L'art fait voir ce qu'ordinairement on ne sait pas voir. Il dĂ©couvre Ă nos regards ce qui s'y trouve depuis toujours mais demeure cachĂ© sans le dĂ©voilement qu'en opĂšre l'artiste. Au fond l'art atteste qu' une extension des facultĂ©s de percevoir est possible » Ibid, Ce qui conduit Bergson Ă affronter une nouvelle question. Question Comment rendre compte de cette possibilitĂ© ? Qu'est-ce qui permet ce pouvoir rĂ©vĂ©lateur de l'art ? ThĂšse La rĂ©ponse bergsonienne tient du paradoxe. Si la peinture, la littĂ©rature ont un pouvoir de rĂ©vĂ©lation, c'est que l'artiste est moins attachĂ© Ă la rĂ©alitĂ© » que le commun des hommes. Tout se passe comme si sa distraction », son dĂ©tachement Ă©tait le vecteur d'une perception plus Ă©clairante dans laquelle chacun retrouve sa propre expĂ©rience mais une expĂ©rience ayant besoin de l'artiste pour prendre conscience d'elle-mĂȘme. Que faut-il entendre par lĂ ? Explication dĂ©taillĂ©e I L'art est rĂ©vĂ©lation de ce qui est. L'art donne Ă voir apprend-on. Il montre, il fait surgir dans un matĂ©riau sensible un contenu insĂ©parable de la forme glorieuse dans laquelle il s'exhibe. La question est de savoir ce qu'il en est de ce contenu. Est-ce une rĂ©alitĂ© créée de toute piĂšce par l'artiste de telle sorte que l'art ouvrirait sur des fantaisies ou des mythologies personnelles ? Le propos bergsonien dissuade d'emblĂ©e d'envisager ainsi la crĂ©ation artistique en soulignant que l'art renvoie Ă l'expĂ©rience humaine universelle. Il met en jeu les donnĂ©es universelles de l'expĂ©rience des hommes. D'une part ce qui est et qui est constituĂ© aussi bien du monde extĂ©rieur, dĂ©signĂ© dans le texte par le mot de nature, que du monde intĂ©rieur, celui que le texte dĂ©signe comme monde de l'esprit. D'autre part les sens et la conscience. C'est, en effet, par l'intuition sensible ou par l'intuition que la conscience a de ses Ă©tats et des ses actes que nous avons accĂšs aux donnĂ©es naturelles ou spirituelles. La montagne qui se dĂ©coupe lĂ -bas, le petit coin de ciel bleu ou de mur jaune qui surgit dans le champ de vision sont ce qui existe pour nous par la mĂ©diation des sens et de la conscience. C'est pareil pour la vie de l'Ăąme avec ses modulations affectives, ses rĂȘves, ses joies et ses souffrances. Elle requiert un acte de la conscience pour ĂȘtre perçue. Or les sens et la conscience sont-ils par principe attentifs Ă l'infinie richesse du rĂ©el ? Il semble que non et ce qui l'atteste, selon Bergson, c'est l'expĂ©rience mĂȘme de l'art. Il y a, en effet, depuis des siĂšcles, des hommes dont la fonction est justement de voir et de nous faire voir ce que nous n'apercevons pas naturellement ». Ibid, La rĂ©flexion sur l'art engage donc une rĂ©flexion sur la perception car si la finalitĂ© de l'art est de porter Ă l'expression ce qui existe et que nous ne savons pas voir, cela signifie que la facultĂ© perceptive n'accomplit pas parfaitement sa fonction. PB Qu'est-ce que la perception et pourquoi est-elle en dĂ©faut par rapport au rĂ©el auquel elle renvoie ? La perception est la fonction de notre rapport au rĂ©el. C'est par elle que nous nous reprĂ©sentons des objets dans l'espace, que nous formons une image de ce qui existe, et ce n'est pas une mince affaire de savoir comment s'Ă©labore cette reprĂ©sentation. Suppose-t-elle une passive rĂ©ception de ce qui est donnĂ© aux sens et Ă la conscience ? A l'Ă©vidence non puisque le monde perçu varie d'un sujet Ă un autre et qu'avec Bergson on peut faire de la perception la pierre de touche de la distinction de l'artiste et du commun des hommes. Il semble donc qu'elle soit tributaire d'une maniĂšre de se projeter vers les choses, de les configurer de telle sorte que le sujet percevant intervient activement dans la construction de l'objet perçu. OpĂ©ration complexe donc que la perception, l'enjeu de ce texte Ă©tant d'Ă©tablir que la fonction de notre ouverture au rĂ©el, peut ĂȘtre moins ce qui nous le rĂ©vĂšle que ce qui fait Ă©cran et tisse un voile empĂȘchant d'accĂ©der Ă la rĂ©alitĂ© des choses. Le donnĂ© avec sa richesse et son originalitĂ© n'apparaĂźt pas nĂ©cessairement aux sens et Ă la conscience dans la clartĂ© de son offrande. Il ne frappe pas explicitement nos sens et notre conscience » dit Bergson. Entendons, il est possible que nous n'y soyons pas sensibles ou attentifs. Ce qui n'est pas explicitĂ© » est, en effet, ce qui n'est pas portĂ© Ă la lumiĂšre du jour, ce qui reste cachĂ©, ce qui demeure invisible au regard ou Ă la conscience. Ces effets d'occultation » sont le lot de la perception commune. Ex La coupe de fruits sur la table de la cuisine est bien perçue par la cuisiniĂšre mais il faut le grand art de CĂ©zanne pour rendre visible ce que l'on voit sans le voir vraiment la profondeur, le veloutĂ©, la mollesse, la duretĂ© mĂȘme des objets - CĂ©zanne disait mĂȘme leur odeur » Merleau-Ponty dans le doute de CĂ©zanne, Sens et non sens, Gallimard, p. 20. Ex De mĂȘme il faut l'art de Turner pour dĂ©voiler le paysage comme atmosphĂšre et on ne voit plus la lagune de Venise aprĂšs lui comme on la voyait avant. Les grands peintres sont des hommes auxquels remonte une certaine vision des choses qui est devenue ou qui deviendra la vision de tous les hommes. Un Corot, un Turner, pour ne citer que ceux-lĂ , ont aperçu dans la nature bien des aspects que nous ne remarquions pas. - Dira-t-on qu'ils n'ont pas vu, mais créé, qu'ils nous ont livrĂ© des produits de leur imagination, que nous adoptons leurs inventions parce qu'elles nous plaisent, et que nous nous amusons simplement Ă regarder la nature Ă travers l'image que les grands peintres nous en ont tracĂ©e ? C'est vrai dans une certaine mesure; mais, s'il en Ă©tait uniquement ainsi, pourquoi dirions-nous de certaines oeuvres - celles des maĂźtres qu'elles sont vraies ? oĂč serait la diffĂ©rence entre le grand art et la pure fantaisie ? Approfondissons ce que nous Ă©prouvons devant un Turner ou un Corot nous trouverons que, si nous les acceptons et les admirons, c'est que nous avions dĂ©jĂ perçu quelque chose de ce qu'ils nous montrent. Mais nous avions perçu sans apercevoir. C'Ă©tait, pour nous, une vision brillante et Ă©vanouissante, perdue dans la foule de ces visions Ă©galement brillantes, Ă©galement Ă©vanouissantes, qui se recouvrent dans notre expĂ©rience usuelle comme des dissolving views» et qui constituent, par leur interfĂ©rence rĂ©ciproque, la vision pĂąle et dĂ©colorĂ©e que nous avons habituellement des choses. Le peintre l'a isolĂ©e; il l'a si bien fixĂ©e sur la toile que, dĂ©sormais, nous ne pourrons nous empĂȘcher d'apercevoir dans la rĂ©alitĂ© ce qu'il y a vu lui-mĂȘme. » La pensĂ©e et le mouvant, Si la peinture Ă©largit la facultĂ© perceptive, la littĂ©rature enrichit la conscience de la vie intĂ©rieure. Les romanciers comme les musiciens font entendre ou figurent dans des personnages la petite musique de l'Ăąme. Stendhal peint par exemple les Ă©motions, les dĂ©sirs, les espĂ©rances, les dĂ©ceptions de Julien Sorel, de Madame de RĂȘnal ou de Mathilde de la Mole, dans Le Rouge et le Noir. Comment pourrions-nous vivre de la vie de ces hĂ©ros s'ils ne nous parlaient pas de nous-mĂȘmes ? Le poĂšte et le romancier qui expriment un Ă©tat d'Ăąme ne le crĂ©ent certes pas de toutes piĂšces ; ils ne seraient pas compris de nous si nous n'observions pas en nous, jusqu'Ă un certain point, ce qu'ils nous disent d'autrui. » affirme Bergson. De fait qu'est-ce qui fait du personnage d'Emma Bovary une grande crĂ©ation littĂ©raire ? Il est vrai que Flaubert disait Madame Bovary c'est moi », mais si la tendance Ă fuir dans une vie fantasmatique la mĂ©diocritĂ© de son quotidien social et sentimental, si le dĂ©sir d'ĂȘtre autre chose que ce que l'on est n'avaient pas un Ă©cho en chacun de nous, Flaubert ne serait pas l'auteur d'une grande Ćuvre d'art. Le bovarysme n'aurait-il pas son siĂšge dans quelques uns des sous-moi qui composent notre complexe nature psychologique ? » demande judicieusement Georges Palante dans son essai sur le bovarysme 1903. C'est parce que le romancier a su Ă©lever son expĂ©rience Ă l'universel qu'il nous Ă©meut. Son gĂ©nie est de peindre un Ă©tat de notre Ăąme, si passager, si furtif pour certains qu'ils n'en soupçonnent mĂȘme pas l'existence. Lui, en rĂ©vĂšle les multiples nuances, les couleurs changeantes et en suivant Emma dans son exaltation ou son dĂ©sespoir, dans ses rĂȘves ou dans son ressentiment, Flaubert nous permet de dĂ©couvrir une part de nous-mĂȘmes qui nous Ă©tait inconnue ou du moins si peu sensible que nous ne la remarquions mĂȘme pas. Il eĂ»t fallu pour cela ĂȘtre attentif Ă la durĂ©e et Ă son hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ©, thĂšme cher Ă notre philosophe. Tout ce qui existe dĂ©ploie son ĂȘtre dans le temps et celui-ci se caractĂ©rise par l'absence d'homogĂ©nĂ©itĂ©. Le temps vĂ©cu n'est pas le temps des horloges, temps mathĂ©matique oĂč une heure est identique Ă une heure ; c'est la durĂ©e oĂč chaque instant est unique, diffĂ©rent d'un autre au point qu'ĂȘtre fidĂšle au rĂ©el impliquerait une disponibilitĂ© permanente Ă l'imprĂ©visible nouveautĂ© des choses extĂ©rieures et intĂ©rieures. Il y a une minute du monde qui passe, il faut la peindre dans sa rĂ©alitĂ© » disait CĂ©zanne. Comme le peintre, le poĂšte essaie de capter la vie mouvante de l'Ăąme, ses couleurs changeantes, ses ombres et ses clartĂ©s. Il s'agit de dĂ©voiler sous la pauvretĂ© de ce qui apparaĂźt Ă une perception rĂ©trĂ©cie une rĂ©alitĂ© concrĂšte que seule une attention pĂ©nĂ©trante peut mettre Ă jour. L'artiste est l'homme de cette attention. En lui la nature ou l'Ăąme se sent, se pense et s'exprime. C'est dire que l'artiste ne fait pas exister arbitrairement ce qu'il dĂ©peint. Ni il ne le crĂ©e absolument, ni il ne se contente de l'imiter. Il n'invente pas ; il dĂ©couvre au regard une rĂ©alitĂ© prĂ©existante. Il n'imite pas car l'opĂ©ration de dĂ©voiler est toujours transposition d'une rĂ©alitĂ© dans un Ă©lĂ©ment le poĂšme, le roman, la peinture, la musique d'une autre nature et dont les contraintes exigent de ruser avec le rĂ©el pour en restituer la vĂ©ritĂ©. L'esthĂ©tique de la mimesis n'a jamais Ă©tĂ© une invitation Ă reproduire le rĂ©el, le propos aristotĂ©licien disant que l'art imite la nature ou l'achĂšve» signifiant que l'artiste doit ĂȘtre un aussi bon artiste que la nature pour porter Ă l'expression ce qu'il cherche Ă en montrer. Or pour rivaliser avec la nature, il faut savoir lui ĂȘtre infidĂšle. Le corps humain n'a jamais eu les proportions de la statuaire grecque mais ce sont ces proportions qui en montrent la force et l'harmonie. L'homme qui marche n'a jamais eu les deux pieds rivĂ©s au sol, comme dans l'Ćuvre de Rodin, mais sans cette ruse, le mouvement serait suspendu. L'art est un mensonge qui dit la vĂ©ritĂ© ; tous les artistes le proclament Ă leur façon. La servile reproduction ne dĂ©voile rien. Quel intĂ©rĂȘt aurait une activitĂ© se contentant de reproduire ce qui se donne Ă la perception immĂ©diate ? La vocation de l'art consiste Ă dĂ©chirer les apparences qui dissimulent sous leur abstraction le concret pour faire apparaĂźtre ce qui n'apparaĂźt pas Ă la perception banale. Bergson recourt Ă une image pour illustrer la fonction rĂ©vĂ©latrice de l'art. Ce qui se passe dans l'art est comparable Ă ce qui se passe pour l'image photographique. Le bain dans lequel on plonge la pellicule pour faire apparaĂźtre l'image ne crĂ©e pas cette derniĂšre, il ne fait que la rĂ©vĂ©ler mais sans la solution nĂ©cessaire Ă la fixation de l'image, celle-ci demeurerait invisible. Ainsi en est-il de l'art. L'artiste n'invente pas la rĂ©alitĂ© qu'il donne Ă voir mais sans lui elle demeurerait invisible. La question est donc maintenant de comprendre pourquoi il a ce pouvoir. II La raison d'ĂȘtre de ce pouvoir. Et ce n'est pas un moindre paradoxe de dĂ©couvrir que si l'artiste est le rĂ©vĂ©lateur du rĂ©el, c'est parce qu'Ă la diffĂ©rence des autres hommes, il y est moins attachĂ© ». Il est, dit-on, un distrait », un idĂ©aliste ». Quelle que soit la dĂ©nomination, on signifie que l'artiste n'est pas inscrit dans le rĂ©el comme les hommes le sont ordinairement. Fait Ă©tonnant. Bergson s'y attarde en mettant en Ă©vidence le paradoxe Pourquoi, Ă©tant plus dĂ©tachĂ© de la rĂ©alitĂ©, arrive-t-il Ă y voir plus de choses ? ». On a plutĂŽt tendance Ă penser qu'il faut ĂȘtre solidement arrimĂ© au rĂ©el pour le voir. Or l'artiste incarne le contraire de ce qui se revendique comme modalitĂ© d'ĂȘtre rĂ©aliste ». Le rĂ©aliste se croit au plus prĂšs de la rĂ©alitĂ© parce que les besoins et les intĂ©rĂȘts matĂ©riels des hommes sont ce qui structure son rapport au rĂ©el. Il a les pieds sur terre », lui ; il a le souci de l'utilitĂ© et de l'efficacitĂ© ! Il est Ă©tranger Ă ce qu'il qualifie d'idĂ©alisme » Ă savoir cette façon d'exister comme une sensibilitĂ© et une spiritualitĂ© libre, laissant subsister le rĂ©el dans son Ă©trange prĂ©sence pour en faire un objet de contemplation. La rĂ©alitĂ© est pour lui le corrĂ©lat de sa maniĂšre intĂ©ressĂ©e de se projeter vers elle. Aux antipodes de son affairement, de son pragmatisme, l'artiste lui semble dans la lune ». Sa maniĂšre d'ĂȘtre au monde est si dĂ©tachĂ©e de ses prĂ©occupations utilitaires qu'il lui semble en retrait, sur une autre planĂšte », et c'est ce que connote l'idĂ©e de distraction. Le distrait est aveugle Ă ce qui Ă©blouit les yeux des autres. Il ne voit pas ce qu'ils voient. Il a une maniĂšre d'ĂȘtre prĂ©sent au monde donnant le sentiment de l'absence. Les liens tissant les rapports des autres au rĂ©el sont chez lui comme suspendus. Bergson insiste sur son dĂ©tachement ». Le dĂ©tachement est la vertu que l'on reconnaĂźt habituellement au philosophe parce que le travail de la pensĂ©e exige le recul, la distance, la mise hors jeu des dĂ©sirs, des passions et des intĂ©rĂȘts matĂ©riels dont l'effet est de dĂ©tourner l'esprit de sa fin propre, Ă savoir de la recherche de la vĂ©ritĂ©. C'est aussi celle de l'artiste, selon Bergson, mais chez lui le dĂ©tachement n'est pas le rĂ©sultat d'une ascĂšse. Il n'est pas volontaire, conquis, il est un Ă©tat naturel ». Tout se passe comme si la nature avait donnĂ© Ă certains hommes le don de sentir ou de penser autrement que le commun des hommes. Pour prendre la mesure de leur singularitĂ©, il convient de dĂ©crire la maniĂšre usuelle d'ĂȘtre au monde. Elle se caractĂ©rise par le privilĂšge de l'action sur la contemplation et par le rĂ©trĂ©cissement du champ de vision. Pourquoi ? Parce que vivre c'est agir. Il y a lĂ une urgence de premiĂšre nĂ©cessitĂ©. Nous avons des besoins Ă satisfaire, des intĂ©rĂȘts vitaux et nous sommes tout naturellement enclins Ă ne saisir du rĂ©el que ce qui est en rapport avec ces besoins et ces intĂ©rĂȘts matĂ©riels. L'arbre en fleurs est pour le paysan la promesse d'une bonne rĂ©colte, il n'en perçoit que ce qu'il lui est utile d'en percevoir. Sa perception est intĂ©ressĂ©e, ses prĂ©occupations le dĂ©tournant de regarder l'arbre Ă la maniĂšre du peintre Bonnard. Ce dernier ne le voit pas pour ce qu'il pourra en tirer, il le voit pour lui-mĂȘme. Les formes, les couleurs, les volumes de l'amandier en fleurs s'imposent Ă lui dans l'Ă©nigme de leur visibilitĂ©. Dans son texte d'hommage Ă Berthe Morisot, ValĂ©ry insiste sur cette caractĂ©ristique du peintre d'ĂȘtre affranchi d'un rapport pragmatique au rĂ©el. A la diffĂ©rence du paysan, du militaire et du gĂ©ologue qui ne voient du paysage que ce qui fait sens pour leurs intĂ©rĂȘts, celui-ci est chose vue, simplement vue pour l'artiste peintre. Aux nĂ©cessitĂ©s de l'action structurant la perception des uns, s'oppose l'attitude contemplative de l'autre. Si l'on rajoute que pour les besoins de l'action, il a fallu dĂ©signer les choses par des mots, des mots qui finissent par se substituer Ă elles de telle sorte qu'on ne les voit plus dans leur originalitĂ© et leur unicitĂ© mais on se contente des Ă©tiquettes que le langage a collĂ©es sur elles, on comprend que la vision que nous avons ordinairement des objets extĂ©rieurs et de nous-mĂȘmes soit une vision que notre attachement Ă la rĂ©alitĂ©, notre besoin de vivre et d'agir, nous a amenĂ©s Ă vider et Ă rĂ©trĂ©cir ». A l'opposĂ©, le dĂ©sintĂ©rĂȘt des artistes pour l'action et les intĂ©rĂȘts matĂ©riels les rend disponibles pour une perception plus profonde de la rĂ©alitĂ©. Ils sont sensibles en gĂ©nĂ©ral par un seul sens et attentifs au concret, Ă son caractĂšre unique, original, mouvant. Leur perception est ouverte au don infiniment renouvelĂ© de la rĂ©alitĂ© pure. Elle en a la densitĂ© et, grĂące Ă eux, la perception commune rĂ©trĂ©cie et vidĂ©e » s'Ă©largit et s'enrichit. Il est donc bien vrai que l'art donne Ă voir. Il n'imite pas le visible, il rend visible » disait Klee. Il ouvre sur un monde qui, en un certain sens, est bien le monde de tel ou tel artiste car le sensible est toujours au point de convergence du sentant et du senti et le sentant est irrĂ©ductiblement un ĂȘtre singulier. C'est CĂ©zanne ou Flaubert. Mais si ce monde Ă©tait purement subjectif, l'oeuvre serait privĂ©e de toute puissance d'Ă©motion esthĂ©tique. Car, ainsi que l'Ă©crit Mikel Dufrenne Le critĂšre de la vĂ©racitĂ© esthĂ©tique, c'est l'authenticitĂ© Ă travers l'auteur de l'oeuvre, s'il est inspirĂ©, il semble que ce soit le monde comme Nature naturante qui nous fasse signe, et nous donne Ă dĂ©chiffrer un de ses visages. Chaque monde singulier est un possible du monde rĂ©el. [..] Le monde, c'est l'inĂ©puisable il dĂ©borde toujours ce que vivent, comme leur principal souci et leur principale tĂąche, les hommes d'une Ă©poque » EsthĂ©tique et philosophie, Klincksieck, p. 26. NĂ©anmoins peut-on affirmer que le monde ouvert par l'artiste procĂšde d'un accĂšs direct Ă la rĂ©alitĂ©? Bergson le soutient dans de nombreux textes La nature a oubliĂ© d'attacher leur facultĂ© de percevoir Ă leur facultĂ© d'agir. Quand ils regardent une chose, ils la voient pour elle, et non plus pour eux. Ils ne perçoivent plus simplement en vue d'agir ; ils perçoivent pour percevoir, - pour rien, pour le plaisir. Par un certain cĂŽtĂ© d'eux-mĂȘmes, soit par leur conscience soit par un de leurs sens, ils naissent dĂ©tachĂ©s ; et selon que ce dĂ©tachement est celui de tel ou tel sens, ou de la conscience, ils sont peintres ou sculpteurs, musiciens ou poĂštes. C'est donc bien une vision plus directe de la rĂ©alitĂ© que nous trouvons dans les diffĂ©rents arts ; et c'est parce que l'artiste songe moins Ă utiliser sa perception qu'il perçoit un plus grand nombre de choses » Ibid, p. 152, 153. Dans Le rire, il Ă©crit aussi Mais de loin en loin, par distraction, la nature suscite des Ăąmes plus dĂ©tachĂ©es de la vie. Je ne parle pas de ce dĂ©tachement voulu, raisonnĂ©, systĂ©matique, qui est oeuvre de rĂ©flexion et de philosophie. Je parle d'un dĂ©tachement naturel, innĂ© Ă la structure du sens ou de la conscience, et qui se manifeste tout de suite par une maniĂšre virginale, en quelque sorte, de voir, d'entendre ou de penser. Si ce dĂ©tachement Ă©tait complet, si l'Ăąme n'adhĂ©rait plus Ă l'action par aucune de ses perceptions, elle serait l'Ăąme d'un artiste comme le monde n'en a point vu encore. Elle excellerait dans tous les arts Ă la fois, ou plutĂŽt elle les fondrait tous en un seul. Elle apercevrait toutes choses dans leur puretĂ© originelle, aussi bien les formes, les couleurs et les sons du monde matĂ©riel que les plus subtils mouvements de la vie intĂ©rieure. » PUF, p. 120. 1900. Si l'on peut suivre Bergson dans l'idĂ©e qu'une perception dĂ©livrĂ©e des limites du besoin, des prĂ©occupations utilitaires et des conventions linguistiques est sans doute plus disponible Ă la richesse du donnĂ© que celle qui en est prisonniĂšre, en revanche il est difficile de le suivre lorsqu'il parle d'une maniĂšre virginale » de percevoir permettant de saisir les choses dans leur puretĂ© originelle ». Car cette idĂ©e d'une virginitĂ© possible des sens et de la conscience n'est-elle pas une illusion ? Les sens et la conscience ne sont-ils pas irrĂ©ductiblement des mĂ©diations dans le rapport au rĂ©el et ces mĂ©diations peuvent-elles jamais ĂȘtre virginales ? Ce serait oublier qu'elles ont Ă©tĂ© Ă©duquĂ©es dans un contexte culturel, qu'elles portent la marque d'une subjectivitĂ© mĂȘme si elle est Ă©levĂ©e Ă l'universel, et surtout qu'elles ne sont pas des instruments passifs dans la reprĂ©sentation. Le donnĂ© est toujours l'objet d'une transposition et toute transposition implique une part de construction. Peut-on sĂ©rieusement prĂ©tendre que l'artiste Ă©chapperait aux lois gĂ©nĂ©rales de la perception ? Telle Ă©tait l'aspiration des grands artistes modernes. Les Monet, Gauguin, CĂ©zanne, Malevitch, Klee Ă©taient obsĂ©dĂ©s par le souci de retrouver un rapport au rĂ©el vierge de toutes les influences d'une civilisation dont ils voulaient secouer le joug. Ils ont produit de grandes Ćuvres. Peut-on dire pour autant qu'ils nous ont donnĂ© accĂšs Ă la puretĂ© originelle des choses ? Conclusion Il y a dans ce texte une conception originale de l'art. Bergson soutient que l'art est une voie d'accĂšs plus directe Ă la rĂ©alitĂ© que la perception commune car les sens et la conscience de l'artiste sont en consonance avec le rĂ©el. Ce statut d'exception tient au fait que la nature a fait naĂźtre des Ăąmes qui, de maniĂšre innĂ©e, sont dĂ©tachĂ©es de la vie, ce dĂ©tachement naturel Ă©tant la garantie d'une maniĂšre virginale de percevoir. ThĂšse intĂ©ressante mais problĂ©matique. La question est en derniĂšre analyse de savoir s'il suffit d'ĂȘtre dĂ©livrĂ© des intĂ©rĂȘts pragmatiques pour mieux voir et faire disparaĂźtre les mĂ©diations. Est-il lĂ©gitime de prĂ©tendre qu'il y a pour l'homme une intuition possible de l'immĂ©diat ? C'est en tout cas ce qu'affirme Bergson. Par l'Ă©largissement de la facultĂ© perceptive et de la conscience qu'il implique, l'art a l'insigne privilĂšge de dĂ©truire les mĂ©diations occultantes pour donner accĂšs Ă la rĂ©alitĂ© pure.
Mise Ă jour le vendredi 26 aoĂ»t 2022 Ă 21h53 L'art n'est pas une simple imitation de la nature. C'est l'expression de l'homme ou encore la marque qu'il laisse de ses idĂ©es dans le monde. Ce qui est diffĂ©rent de l'art de la reproduction qui est le propre de la technique. Une Ćuvre d'art rĂ©pond au critĂšre du beau. L'art regroupe les Ćuvres humaines destinĂ©es Ă toucher les sens et les Ă©motions du public. Il peut s'agir aussi bien de peinture que de sculpture, vidĂ©o, photo, dessin, littĂ©rature, musique, danse⊠Les beaux-arts sont dans la tradition acadĂ©mique occidentale un ensemble de disciplines artistiques. Ils incluent historiquement le dessin, la peinture, la sculpture, l'architecture, la musique, la poĂ©sie, le théùtre et la danse. Nous vous proposons une sĂ©lection de citations sur l'art, sur l'oeuvre d'art, le dessin, la peinture, la sculpture ainsi que la gravure. Lâart est une abstraction, câest le moyen de monter vers Dieu en faisant comme notre divin MaĂźtre, de Paul Gauguin Le seul rĂ©el dans lâart, câest lâ de Paul ValĂ©ry Lâart, est Ă lâimage de la crĂ©ation. Câest un symbole, tout comme le monde terrestre est un symbole du de Paul Klee L'art, c'est la crĂ©ation propre Ă l'homme. L'art est le produit nĂ©cessaire et fatal d'une intelligence limitĂ©e, comme la nature est le produit nĂ©cessaire et fatal d'une intelligence infinie. L'art est Ă l'homme ce que la nature est Ă de Victor Hugo Lâart, est Ă lâimage de la crĂ©ation. Câest un symbole, tout comme le monde terrestre est un symbole du de Paul Klee Lâart, câest le plus court chemin de lâhomme Ă lâhomme. Citations d'AndrĂ© Malraux La peinture est un art, et lâart dans son ensemble nâest pas une crĂ©ation sans but qui sâĂ©coule dans le vide. Câest une puissance dont le but doit ĂȘtre de dĂ©velopper et dâamĂ©liorer lâĂąme de Wassily Kandinsky Lâart vĂ©ritable nâest pas seulement lâexpression dâun sentiment, mais aussi le rĂ©sultat dâune vive intelligence. Citations de Hendrik Petrus Berlage Câest Ă©patant, les artistes. Ils sont fous, comme tout le monde, mais pas vraiment comme tout le monde. Jâai un faible pour eux. Citations de Françoise Giroud Lâoeuvre dâart nâest pas le reflet, lâimage du monde; mais elle est Ă lâimage du monde. Citations de EugĂšne Ionesco En art, il faut croire avant d'y aller voir. Citations de LĂ©on-Paul Fargue Lâoeuvre dâart nâest pas le reflet, lâimage du monde; mais elle est Ă lâimage du monde. Citations de EugĂšne Ionesco Je ne fais ni de lâArt pour lâArt, ni de lâArt contre lâArt. Je suis pour lâArt, mais pour lâart qui nâa rien Ă voir avec lâArt, car lâart a tout Ă voir avec la vie. Citations de Robert Rauschenberg Lâoeuvre surgit dans son temps et de son temps, mais elle devient oeuvre dâart par ce qui lui Ă©chappe. Citations d'AndrĂ© Malraux Ce qui nous impressionne dans une oeuvre dâart est bien rarement lâoeuvre en elle-mĂȘme, mais lâidĂ©e que les autres sâen font, et câest pourquoi sa valeur commerciale subit dâĂ©normes changements. Citations de Gustave Le Bon Ce qui importe par-dessus tout dans une oeuvre dâart, câest la profondeur vitale de laquelle elle a pu jaillir. Citations de James Joyce Une oeuvre dâart a un auteur, et pourtant, quand elle est parfaite, elle a quelque chose dâessentiellement anonyme. Elle imite lâanonymat de lâart divin. Ainsi la beautĂ© du monde prouve un Dieu Ă la fois personnel et impersonnel, et ni lâun ni lâautre. Citations de Simone Weil Avant lâoeuvre, oeuvre dâart, oeuvre dâĂ©criture, oeuvre de parole, il nây a pas dâartiste, ni dâĂ©crivain, ni de sujet parlant, puisque câest la production qui produit le producteur, le faisant naĂźtre ou apparaĂźtre en le prouvant. Citations de Maurice Blanchot Une oeuvre dâart, câest le moyen dâune Ăąme. Citations de Maurice BarrĂšs La dĂ©finition dâune oeuvre dâart ne saurait ĂȘtre autre que celle-ci Une oeuvre dâart est un coin de la crĂ©ation vu Ă travers un tempĂ©rament. Citations de Emile Zola Toute grande oeuvre dâart est le fruit dâune humilitĂ© profonde. Citations de ValĂ©ry Larbaud En toute oeuvre dâart, la pensĂ©e sort de lâoeuvre, et jamais une oeuvre ne sort dâune pensĂ©e. Citations de Emile-Auguste Chartier, dit Alain Une oeuvre dâart nâexpose pas une vĂ©ritĂ© préétablie; elle incarne une vĂ©ritĂ© vĂ©cue. Citations de AndrĂ© Maurois Aucune oeuvre dâart ne doit ĂȘtre dĂ©crite ni expliquĂ©e sous les catĂ©gories de la communication. Citations de Theodor Wiesengrund Adorno Nulle dĂ©couverte nâa jamais Ă©tĂ© faite par dĂ©duction logique, aucune oeuvre dâart sans calcul, ni mĂ©tier; dans lâune comme dans lâautre interviennent les jeux Ă©motifs de lâinconscient. Citations de Arthur Koestler Une vraie femme, la mienne, par exemple, ne cherche pas Ă crĂ©er des oeuvres dâart elle est une oeuvre dâart. Citations de Alison Lurie Une oeuvre dâart existe en tant que telle Ă partir du moment oĂč elle est regardĂ©e. Citations de Nicos Hadjinicolaou La vie est courte, lâart est long ». Hippocrate, Aphorismes, I ». Câest par lâexpĂ©rience que progressent la science et lâart ». Aristote, MĂ©taphysique ». Lâamour de lâart nâa jamais enrichi personne ». PĂ©trone, Satiricon, LXXXIII ». Lâart conserve la mĂ©moire dâune grande beautĂ© ». Michel-Ange, Madrigal XXI, Lâart ». Mon mĂ©tier et mon art, câest vivre ». Michel de Montaigne, Essais, II, 6 ». Le but de lâart, câest la dĂ©lectation ». Nicolas Poussin. Toute habilitĂ© dans un art quelconque mĂ©rite des Ă©loges ». Carlo Goldoni, TĂ©rence, II, 1 ». La beautĂ© des choses existe dans lâesprit de celui qui les contemple ». David Hume. Les arts, comme les sciences, doivent leur naissance Ă nos vices nous serions moins en doute sur leurs avantages, sâils la devaient Ă nos vertus ». Jean-Jacques Rousseau, Discours sur les sciences et les arts ». Lâart est la belle reprĂ©sentation dâune chose et non la reprĂ©sentation dâune belle chose ». Emmanuel Kant, Extrait de la Critique de la facultĂ© de juger ». Lâobjet de lâart est dâunir la matiĂšre aux formes qui sont ce que la nature a de plus vrai, de plus beau et de plus pur ». Joseph Joubert, PensĂ©es ». Seuls lâart et la science Ă©lĂšvent lâhomme jusquâĂ la divinitĂ© ». Ludwig van Beethoven. Lâart est la vie, la vie câest lâart ». William Blake, Le premier Livre dâUrizen ». Dâune façon gĂ©nĂ©rale, il faut dire que lâart, quand il se borne Ă imiter, ne peut rivaliser avec la nature, et quâil ressemble Ă un ver qui sâefforce en rampant dâimiter un Ă©lĂ©phant. Dans ces reproductions toujours plus ou moins rĂ©ussies, si on les compare aux modĂšles naturels, le seul but que puisse se proposer lâhomme, câest le plaisir de crĂ©er quelque chose qui ressemble Ă la nature ». Friedrich Hegel, Introduction Ă lâesthĂ©tique ». Le sublime lasse, le beau trompe, le pathĂ©tique seul est infaillible dans lâart ». Alphonse de Lamartine, Confidences ». Le travail constant est la loi de lâart comme celle de la vie ; car lâart, câest la crĂ©ation idĂ©alisĂ©e ». HonorĂ© de Balzac, La Cousine Bette ». Lâart câest le reflet que renvoie lâĂąme humaine Ă©blouie de la splendeur du beau ». Victor Hugo. Il nây a pas dâart, il nây a que des hommes ». Alfred de Musset, Un mot sur lâart moderne ». Lâart est un bien infiniment prĂ©cieux, un breuvage rafraĂźchissant et rĂ©chauffant, qui rĂ©tablit lâestomac et lâesprit dans lâĂ©quilibre naturel de lâidĂ©al ». Charles Baudelaire, Salon de 1846 ». CITATIONS SUR LâART Lâamour, quel quâil soit, est le premier Ă©lĂ©ment de lâart; câest son air vital». Alexandre Dumas, fils, Lâaffaire ClĂ©menceau ». Lâart est une activitĂ© qui permet Ă lâhomme dâagir sciemment sur ses semblables au moyen de certains signes extĂ©rieurs afin de faire naĂźtre en eux, ou de faire revivre, les sentiments quâil a Ă©prouvĂ©s ». LĂ©on TolstoĂŻ, Quâest-ce que lâart ? ». Lâart nâest pas un amour lĂ©gitime ; on ne lâĂ©pouse pas, on le viole ». Edgar Degas. Lâart câest la plus sublime mission de lâhomme, puisque câest lâexercice de la pensĂ©e qui cherche Ă comprendre le monde et Ă le faire comprendre ». Auguste Rodin. Lâart a lieu par hasard ». StĂ©phane MallarmĂ©, Ćuvres en prose ». Lâart et rien que lâart, nous avons lâart afin de ne pas mourir de la vĂ©ritĂ© ». Friedrich Nietzsche. Werke ». En art comme en amour, lâinstinct suffit ». Anatole France, Le jardin dâEpicure ». Lâart est une abstraction, câest le moyen de monter vers Dieu en faisant comme notre divin MaĂźtre, crĂ©er ». Paul Gauguin. Câest Richepin qui a dit quelque part Lâamour de lâart fait perdre lâamour vrai. Je trouve cela terriblement juste, mais Ă lâencontre de cela, lâamour vrai dĂ©goĂ»te de lâart ». Vincent van Gogh, Lettre Ă ThĂ©o ». La vie imite lâart, bien plus que lâart nâimite la vie ». Oscar Wilde. Lâart vise Ă imprimer en nous des sentiments plutĂŽt quâĂ les exprimer ». Henri Bergson. LâĆUVRE DâART Lâart, câest lâidĂ©e de lâĆuvre, lâidĂ©e qui existe sans matiĂšre ». Aristote, Parties des animaux ». Bien quâon ait du cĆur Ă lâouvrage, lâart est long et le temps est court ». Charles Baudelaire, Les fleurs du mal ». La dĂ©finition dâune Ćuvre dâart ne saurait ĂȘtre autre que celle-ci une Ćuvre dâart est un coin de la crĂ©ation vu Ă travers un tempĂ©rament ». Emile Zola, Mes haines, Proudhon et Courbet, I ». Une Ćuvre dâart nâest lisible que par approfondissements successifs ». Friedrich Nietzsche. Une Ćuvre dâart nâest supĂ©rieure que si elle est, en mĂȘme temps, un symbole et lâexpression exacte dâune rĂ©alitĂ© ». Guy de Maupassant, La Morte ». Une Ćuvre dâart câest le moyen dâune Ăąme ». Maurice BarrĂšs, Mes cahiers ». Chaque Ă©poque dâune civilisation crĂ©e un art qui lui est propre et quâon ne verra jamais renaĂźtre. Tenter de revivifier les principes dâart des siĂšcles Ă©coulĂ©s ne peut que conduire Ă la production dâĆuvres mort-nĂ©es ». Vassily Kandinsky. LâĆuvre dâart est un arrĂȘt du temps ». Pierre Bonnard. LâĆuvre dâart câest une idĂ©e quâon exagĂšre ». AndrĂ© Gide, Journal 1889-1939 ». Par lâart seulement nous pouvons sortir de nous,⊠» Marcel Proust, A la recherche du temps perdu ». Citations sur LâĆUVRE DâART Les Ćuvres dâart sont dâune infinie solitude ; rien nâest pire que la critique pour les aborder. Seul lâamour peut les saisir, les garder, ĂȘtre juste envers elles ». Rainer Maria Rilke, Extrait des Lettres Ă un jeune poĂšte ». LâĆuvre dâart a une mission mystique qui est de racheter le rĂ©el ». E. Jaloux, Essences ». La demande de Beau est considĂ©rable, les trois quarts de gestes et aspirations journaliers sont inquiets de ce dĂ©sir. LĂ aussi, la loi de lâoffre et de la demande fonctionne ». Fernand LĂ©ger, citĂ© par Eric Michaud dans Fabriques de lâhomme nouveau de LĂ©ger Ă Mondrian ». Lâart ne doit nous rĂ©vĂ©ler que des idĂ©es, des essences spirituelles dĂ©gagĂ©es de toute forme. Ce qui importe par-dessus tout dans une Ćuvre dâart, câest la profondeur vitale de laquelle elle a pu jaillir ». James Joyce, Ulysse ». Une Ćuvre dâart peut exiger que nous lui sacrifiions jusquâĂ nos scrupules ». Jean Rostand, Pages dâun moraliste » LâĆuvre dâart nâa de valeur que dans la mesure oĂč elle frĂ©mit des rĂ©flexes de lâavenir ». AndrĂ© Breton, citĂ© par O. Revault dâAllones, Ă La crĂ©ation artistique et les Promesses de la libertĂ© ». La perception de lâĆuvre dâart repose non pas sur un processus de reconnaissance mais de comprĂ©hension. LâĆuvre dâart est le possible et le probable, elle nâest jamais le certain LâĆuvre dâart naĂźt du renoncement de lâintelligence Ă raisonner le concret ». Albert Camus, Le mythe de Sisyphe ». Une Ćuvre dâart existe en tant que telle Ă partir du moment oĂč elle est regardĂ©e ». Nicos Hadjinicolaou, Extrait de Histoire et critique des arts ». LE DESSIN Le dessin, que dâun autre nom nous appelons trait, est ce en quoi consiste et ce qui constitue la source et le corps de la peinture, de lâarchitecture et de tous les autres genres dâart, et la racine de toutes les sciences ». Michel-Ange. De belles couleurs bien nuancĂ©es plaisent Ă la vue, mais ce plaisir est purement de sensation. Câest le dessin, câest lâimitation qui donne Ă ces couleurs de la vie et de lâĂąme ». Jean-Jacques Rousseau. Mon affaire est dessiner ce que je vois, non ce que je sais ». Joseph Mallord William Turner. Le dessin est la probitĂ© de lâart ». Jean-Auguste Ingres. Si toute Ă©criture provient dâabord dâun vrai dessin, tout dessin est aussi destinĂ© primitivement Ă perpĂ©tuer une attitude expressive ». Auguste Comte, SystĂšme de politique positive ». Le dessin est une lutte entre la nature et lâartiste, oĂč lâartiste triomphera dâautant plus facilement quâil comprendra mieux les intentions de la nature. Il ne sâagit pas pour lui de copier, mais dâinterprĂ©ter dans une langue plus simple et plus lumineuse ». Charles Baudelaire, Salon de 1846 ». Qui donc a dit que le dessin est lâĂ©criture de la forme ? La vĂ©ritĂ© est que lâart doit ĂȘtre lâĂ©criture de la vie ». Edouard Manet. Le dessin nâest pas la forme, il est la maniĂšre de voir la forme ». Edgar Degas. Mes dessins inspirent et ne dĂ©finissent pas ». Odilon Redon, Le Mouvement symboliste ». Il nây a rĂ©ellement ni beau style, ni beau dessin, ni belle couleur il nây a quâune seule beautĂ©, celle de la vĂ©ritĂ© qui se rĂ©vĂšle ». Auguste Rodin, Propos recueillis par Paul Gsell » Trois conseils pour rĂ©aliser une vente d'Ćuvre d'art en ligneLes Ćuvres dâart fascinent le monde entier, les amateurs et les collectionneurs sont Ă la recherche de la piĂšce la plus Ă©poustouflante possible. Dans les musĂ©es, vous pouvez admirer les Ćuvres des plus grands artistes qui ont marquĂ© l'Histoire de l'Art. Cependant, si vous en avez les moyens, il est possible d'acquĂ©rir certaines Ćuvres. Si vous ĂȘtes artiste ou propriĂ©taire d'une Ćuvre d'art, sachez que vous pouvez vendre votre Ćuvre d'art en une plateforme en ligne spĂ©cialisĂ©eLa galerie d'art en ligne est une plateforme oĂč les Ćuvres dâart des nouveaux talents, des nouveaux artistes sont exposĂ©es. Les galeries d'art en ligne certifient de la qualitĂ© de l'Ćuvre vendue. L'acheteur reçoit un certificat d'authentification, qui lui assure que l'Ćuvre d'art est une "vraie". De plus, la plateforme aide les artistes Ă livrer leurs Ćuvres dâart aux son Ćuvre d'art en valeurEn se connectant Ă une galerie d'art en ligne, les internautes ne voient pas l'Ćuvre d'art en rĂ©elle. Pour que votre Ćuvre d'art ait un succĂšs auprĂšs du public, il est impĂ©ratif de rĂ©aliser des photos de qualitĂ©. Pour que votre photo soit la plus rĂ©ussie possible, vous devez prendre en compte la luminositĂ©, l'angle, le zoom pour observer tous les dĂ©tails de votre Ćuvre. Pour Ă©viter de dĂ©cevoir le client, les couleurs de la photographie doivent ĂȘtre les mĂȘmes que celles de l' dĂ©marquer de la concurrenceDepuis des siĂšcles, l'art illustre notre Histoire. Des artistes reconnus ont marquĂ© les annales de l'Art en passant par tous les styles cubisme, impressionnisme, baroque... et toutes les reprĂ©sentations autoportrait, paysage, religieuses, nature morte, statue... . Aujourd'hui encore, de nouveaux artistes s'efforcent de proposer des Ćuvres d'art au public. Pour que votre travail se distingue des autres, il faut que vous dĂ©veloppiez une idĂ©e qui vous distingue de tout ce qui a Ă©tĂ© fait avant vous. DĂ©finition de l'artiste Celui qui exerce un des beaux-arts. Ce peintre, ce sculpteur est un grand artiste. Une jeune artiste, une pauvre artiste. Qui a le gĂ©nie, le sentiment, le goĂ»t des arts. Cet homme est nĂ© artiste. Voir Ă©galement les Citations bonne annĂ©e Citations sur les artistes Citations NoĂȘl Citations naissance Citations fĂȘte des mĂšres poeme fĂȘte des mĂšres Citations fĂȘte des pĂšres Citations Saint Valentin Et Ă©galement les citations et proverbes sur l'art, les citations courtes sur l'art les citations sur l'art ainsi que des citations sur les artistes
l art sert il a quelque chose